Fonctionnement

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Résumé : Cette page explique comment fonctionne une IA, basée sur l’apprentissage à partir de données et des modèles probabilistes.

Elle montre que l’IA ne comprend pas, mais calcule des probabilités pour produire des réponses.

Elle met en évidence ses limites, notamment les hallucinations et l’absence de conscience.

Pour comprendre simplement ce qu’est l’intelligence artificielle et comment elle fonctionne, il est utile d’en présenter les principes fondamentaux à travers trois notions clés : l’apprentissage, le modèle et la génération.

1. Je découvre

L’intelligence artificielle repose sur l’idée d’apprentissage automatique : au lieu de programmer toutes les règles à l’avance, on entraîne un système à partir de grandes quantités de données. L’IA repère des régularités, des structures et des relations statistiques dans ces données pour pouvoir ensuite faire des prédictions ou générer du contenu. Elle n’apprend pas comme un humain, mais ajuste progressivement ses paramètres mathématiques pour améliorer ses résultats.

Mais pour apprendre, un système d’IA a besoin d’une structure interne capable de traiter ces données.

2. Je comprends

Base de données et modèles

Une IA fonctionne grâce à un modèle mathématique, souvent un réseau de neurones artificiels, entraîné sur d’immenses corpus de textes, d’images ou d’autres données. Dans le cas des modèles de langage (LLM), le système apprend à prédire le mot suivant dans une phrase en analysant des milliards d’exemples. Il ne comprend pas au sens humain du terme : il calcule des probabilités en fonction de ce qu’il a appris pendant l’entraînement.

Une fois ce modèle entraîné, il devient capable de produire des réponses lorsqu’il est sollicité.

Calcul et génération

Lorsqu’un utilisateur écrit un prompt (une instruction), le modèle traite la demande, calcule les probabilités des réponses possibles et produit la sortie la plus cohérente statistiquement. Cette production peut prendre la forme d’un texte, d’une image, d’un résumé, d’un programme informatique ou d’une analyse. Plus le modèle est complexe et entraîné sur des données variées, plus ses réponses semblent pertinentes et élaborées.

C’est quoi ?

L’intelligence artificielle désigne des technologies capables de réaliser des tâches habituellement associées à l’intelligence humaine (comprendre un texte, reconnaître une image, traduire, analyser des données).

Elle ne pense pas : elle analyse des données et produit des réponses à partir de modèles statistiques.

On distingue généralement deux types d’IA : faible et forte.

Ce que l’IA ne fait pas

Une intelligence artificielle peut produire des réponses très convaincantes, mais cela ne signifie pas qu’elle comprend réellement ce qu’elle dit. Contrairement à un être humain, elle ne possède ni conscience, ni intention, ni compréhension du sens. Elle ne “sait” pas si une information est vraie ou fausse : elle génère simplement une réponse en fonction de probabilités issues de son entraînement.

Cela signifie qu’une IA peut affirmer quelque chose avec assurance tout en étant dans l’erreur. Elle peut également inventer des informations, produire des références inexistantes ou proposer des explications approximatives sans en signaler les limites. Ce phénomène est appelé hallucination.

Enfin, une IA ne prend pas en compte le contexte réel dans lequel se trouve l’utilisateur, sauf si celui-ci est explicitement formulé dans la consigne. Elle ne sait pas ce qui est pertinent pour une situation pédagogique précise, pour une classe donnée ou pour un objectif d’apprentissage spécifique.

Une logique de probabilité

Le fonctionnement d’une IA repose sur une logique probabiliste. Lorsqu’elle génère une réponse, elle ne choisit pas “la bonne réponse”, mais celle qui a le plus de chances d’être cohérente compte tenu des données qu’elle a analysées.

Par exemple, dans un modèle de langage, chaque mot est sélectionné en fonction de la probabilité qu’il apparaisse après les mots précédents. Ce processus se répète mot après mot, ce qui donne l’impression d’un discours structuré et réfléchi. Pourtant, il s’agit d’une suite de choix statistiques, et non d’un raisonnement au sens humain.

Cela explique pourquoi une même question peut produire des réponses légèrement différentes selon la formulation du prompt, le contexte donné ou même le moment où la question est posée. L’IA ne fournit pas une vérité unique, mais une réponse plausible parmi plusieurs possibilités.

Comprendre cette logique permet de mieux utiliser l’IA : il ne s’agit pas de chercher une réponse définitive, mais d’analyser, comparer et vérifier les productions générées.

3. J’applique

Toutes les IA ne fonctionnent pas de la même manière.

L’IA faible (ou IA étroite)

Une IA faible est une intelligence artificielle spécialisée dans une tâche précise.

Elle ne comprend pas réellement, elle applique des calculs à partir de données.

Exemples : assistant vocal, recommandation de vidéos, correcteur automatique.

  • ChatGPT → répondre à des questions et générer du texte
  • DeepL → traduire automatiquement des textes
  • Google Maps → calculer des itinéraires et analyser le trafic
  • Netflix → recommander des films et séries
  • Spotify → proposer des musiques selon les préférences
  • Siri → exécuter des commandes simples à la voix
  • Grammarly → corriger l’orthographe et le style

L’IA forte (ou intelligence artificielle générale)

Une IA capable de comprendre et raisonner comme un humain.

Elle n’existe pas aujourd’hui.

  • Tesla Autopilot → assistance avancée à la conduite
  • reconnaissance faciale → identifier une personne à partir d’une image
  • IA médicales → analyser des données pour aider au diagnostic
  • robots autonomes → agir seuls dans un environnement
  • systèmes de surveillance intelligents → détecter des comportements suspects
  • IA militaires → piloter des drones ou analyser des situations complexes
  • systèmes de décision automatisée → orienter des choix importants (recrutement, crédit…)

4. J’analyse

Commentaires : Observez cette image. Ce que vous pouvez constater au niveau des visages est appelés : ‘artefacts de génération ». Ce sont des erreurs visuelles produites par une intelligence artificielle lorsqu’elle crée une image. Ce sont des éléments qui paraissent presque corrects mais qui contiennent des déformations ou incohérences, par exemple dans les yeux, les mains, les dents ou les proportions du visage.

Dans le cas des visages, ces artefacts apparaissent souvent dans : les yeux (regard qui ne converge pas, pupilles décalées, iris mal centrés) , les mains (doigts en trop ou fusionnés) , les dents (formes irrégulières) et des soucis au niveau des symétries du visage

5. Je synthétise

6. J’évalue

Game

Avancée dans le parcours d’autoformation

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7. Je vais plus loin

À toi de jouer, teste maintenant tes connaissances et ta compréhension de l’IA

Le jeu Aie Aie ia ! est un outil ludo-pédagogique qui propose d’aborder le sujet de l’intelligence artificielle au travers d’une enquête embarquant les participants au sein d’une entreprise, l’algorythme dans la Peau (ADP) mêlant interviews, découvertes d’environnements et inspection de documents ! Grâce aux différentes activités à mener dans un temps imparti, les participants auront tous les éléments et arguments nécessaires pour incarner leur personnage à la perfection lors d’un débat qui prendra l’allure d’un véritable jeu de rôle !

Source : https://lesbases.anct.gouv.fr/ressources/aie-aie-ia-le-jeu-pour-demystifier-l-intelligence-artificielle

Réseau inclusion numérique de la Métropole de Lyon. (2024, août). Aïe Aïe IA ! Le jeu pour démystifier l’intelligence artificielle. https://lesbases.anct.gouv.fr/ressources/aie-aie-ia-le-jeu-pour-demystifier-l-intelligence-artificielle